الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية

مديرية التربية لولاية غليزان                                                                                  المستوى :3 أدب و لغات

 ثا/ جديوية 1-نوفمبر54                                                                                                 المدة:ساعتان 

الامتحان التجريبي في مادة الáÛÉ ÇáÝÑäÓíÉ

على الطالب أن يعالج أحد الموضوعين على الخيار

 

الموضـــــوع الأول

 

Texte :

 

         L’un des plus grands débats philosophiques de l’histoire a porté sur la question de la fin et des moyens. Et il s’est trouvé des gens pour prétendre que la fin justifie les moyens, que les moyens, au fond, sont sans importance, l’essentiel étant d’atteindre le but fixé.

         C’est pourquoi, disent-ils, si vous cherchez à bâtir une société juste, l’important est d’aboutir, et les moyens n’importent guère. Choisissez n’importe quel moyen pourvu que vous atteignez votre but : ils peuvent être violents, ils peuvent être malhonnêtes, ils peuvent même être injustes. Qu’importe, si le but est juste ! Oui, tout au long de l’histoire, il s’est trouvé des gens pour argumenter ainsi. Mais nous n’aurons pas la paix dans le monde avant que les hommes aient partout reconnu que la fin  ne peut être dissociée des moyens parce que les moyens représentent l’idéal qui se forme, et la fin l’idéal qui s’accomplit. En définitive, on ne peut atteindre des buts justes par des moyens mauvais, parce que les moyens représentent la semence, et la fin représente l’arbre.

          Il est étrange de constater que les plus grands génies militaires du monde ont tous parlé de la paix.

Les conquérants de l’Antiquité qui se livraient à des théories dans le but d’aboutir à la paix, Alexandre, Jules César, Charlemagne et Napoléon, recherchaient tous un ordre mondial pacifique. Si vous lisez de près Mein Kampf, vous découvrirez que Hitler affirmait que tout ce qu’il faisait pour l’Allemagne avait la paix pour objet. Et aujourd’hui les responsables du monde parlent éloquemment de la paix. Chaque fois que nous larguons des bombes sur le Nord – Vietnam, le président Johnson parle éloquemment de la paix. Comment expliquer ce paradoxe ? C’est qu’ils parlent de la paix comme d’un but lointain, comme d’une fin que nous visons, mais un jour il faudra comprendre que la paix n’est pas seulement un but lointain que nous nous fixons, mais un moyen qui nous permet d’arriver à ce but, nous devons nous fixer des buts pacifiques par des moyens pacifiques. Tout cela pour dire qu’en fin de compte moyens et buts doivent être cohérents, parce que le but préexiste dans les moyens et parce que les moyens destructeurs ne peuvent aboutir à des fins constructives.

                                                              

  Martin Luther King, Révolution sans violence (1967, Editions Payot)

                                                                 Questions

   I- Compréhension    ( 12 points)

 

      1°)  Qui parle dans le texte  et  en tant que qui ?

      2°)  Quel est le thème abordé ?

       3°)  Relevez la thèse réfutée et celle de l’auteur ?

      4°)  Relevez l’expression qui marque cette réfutation.

       5°)  « Ils peuvent être violents, ils peuvent être malhonnêtes, ils peuvent même être injustes »

          L’auteur a résumé ces trois expressions en une seule dans le même paragraphe. Relevez la.

       6°)  L’auteur a employé le mot « fin ». Relevez du texte deux autres mots qui ont le même sens.

      7°)  « Alexandre, Jules César, Charlemagne, Napoléon, Hitler… »

         A quels groupes évoqués par l’auteur appartiennent ces personnages ?

       8°)  Hitler affirmait que tout ce qu’il faisait pour l’Allemagne avait la paix pour objet.

         Faîtes parler directement Hitler.

      9°)  « Il  s’est trouvé des gens pour prétendre que la fin justifie les moyens ».

        Réécrivez la phrase en éliminant la tournure impersonnelle.

      10°)     a-  « Chaque fois que nous larguons des bombes sur le Nord – Vietnam, le président Johnson parle éloquemment de la paix »

                 b-  « Nous devons nous fixer des buts pacifiques par des moyens pacifiques ».

 

      A qui renvoient les pronoms personnels soulignés dans chacune des phrases ci-dessus ?

   II- Production écrite     (08 points)

            Traitez l’un des sujets au choix.

           1- Résumé :   Résumez le texte au quart de sa longueur.    

                                                (Attention ne pas recopier des phrases entières du texte)

           2- Essai :   « A notre époque, les responsables du monde parlent éloquemment de la paix.

                   Mais entre ce que nous entendons et ce que nous vivons,  un inexplicable paradoxe s’établit ».

                Rédigez un texte d’une vingtaine de lignes dans lequel vous faîtes part de votre point de vue et que vous illustrerez d’exemples concrets

 

الموضوع الثاني

  

الموضــــــوع الثانـــــي

 

 

Texte :

                Le colonialisme n’est pas une histoire anecdotique de coup d’éventail.

 

       Le jeune Algérien des années 1940 n’avait ni passé ni avenir. Il  survivait d’une  façon misérable dans les campagnes, dont les terres,  les meilleures avaient été prises par la colonisation. Les jeunes de ma génération cherchaient avidement à comprendre la société et ses problèmes. Ils se posaient des questions : pourquoi la colonisation ? Pourquoi l’humiliation et la misère ? Pourquoi y a-t-il des riches et des pauvres ? Comment faire pour être libres et  vivre mieux ?

       Les pays arabes ne nous offraient aucun modèle positif. C’était partout des monarchies et des féodalités, le luxe insolent d’une minorité et l’arbitraire à l’égard des peuples. Ce n’était pas du tout ce dont nous rêvions dans le petit groupe de jeunes nationalistes dont je faisais partie. Personnellement, j’ai eu la chance au collège, vers l’âge de 15 ans, de trouver des livres qui parlaient de révolution et de socialisme. J’ai  passé des nuits entières à lire et à relire. Brusquement, je comprenais que la colonisation  n’était pas une fatalité, mais le résultat d’un système d’exploitation  de l’homme par l’homme, qu’on pouvait donc combattre.

       Le colonialisme, ce n’est pas une question de morale ou de région ni une histoire anecdotique  de coup d’éventail, mais un instrument de pillage des ressources d’un pays  par les sociétés capitalistes d’un autre pays. C’est un problème de conquête  du marché national pour y vendre les produits industriels fabriqués à l’étranger.

       L’indépendance politique, c'est-à-dire le remplacement  des dirigeants français par des Algériens, ne pouvait avoir son véritable sens que par des transformations de la société et du système dirigeant lui-même. C’est pourquoi l’idéal proposé dans mes lectures, celui d’une société juste et solidaire, fondée  sur la propriété  collective des moyens de production, m’a séduit. J’en ai parlé à mes amis. Certains d’entre eux éprouvaient la même inquiétude à l’idée d’une indépendance qui aboutirait au pouvoir d’un monarque, d’une bourgeoisie ou d’une bureaucratie d’état. Nous rêvions d’une indépendance qui libèrerait réellement la population, qui donnerait les terres aux paysans et une vie meilleure aux ouvriers. Nous rêvions confusément à un système social démocratique et juste, au service des plus démunis et des plus malheureux. C’est alors que nous avons décidé de créer la première cellule de la jeunesse communiste dans notre quartier. C’était en 1944. De nombreux jeunes Algériens y ont adhéré. Il y avait parmi eux deux jeunes Européens. L’un s’appelait Henri Maillot et l’autre Fernand Yveton.

 

                                                                                                                      « Les deux rives de la Méditerranée »

                                                                                                 La période coloniale de l’Algérie, publication 30 avril 2006

 

Questions

   I- Compréhension    (12 points)

  

       1°)  Qui parle  dans le texte ?  Présentez-le.

        2°)   De quelle époque parle-t-il ?

        3°)  Comment l’auteur voit-il la présence de la France en Algérie ?

        4°)  Classez les expressions suivantes dans le tableau convenablement.

  « Une vie meilleure aux ouvriers – le luxe insolent d’une minorité – une société juste et solidaire –

 ni passé ni avenir – profits de la terre et des hommes – trouver des livres qui parlaient de révolution – l’humiliation et la misère – une indépendance qui aboutirait au pouvoir ».

                                         

Domination  et colonisation

Liberté et indépendance

 

 

     

       5°)  Qu’est –ce qui éveilla brusquement la conscience politique du jeune à combattre le colonialisme ?

        6°)  Relevez du texte, l’expression qui indique la véritable raison du colonialisme.

        7°)  L’auteur et ses amis ont crée la première cellule de la jeunesse pour un idéal.

        Quel est cet  idéal auquel ils aspiraient ?

        8°)  « Les meilleures terres avaient été prises par la colonisation »

       Réécrivez cette phrase à la voix active.

        9°)   Justifiez l’emploi du conditionnel présent dans le 4eme paragraphe.

        10°)  « De nombreux jeunes Algériens y ont adhéré. Il y avait parmi eux deux jeunes Européens »

        Que remplacent les pronoms soulignés dans les deux phrases ci-dessus ?

       11°) Dans 2 ou 3 lignes dites ce que vous pensez de l’auteur ?

 

    II- Expression écrite   ( 08 points)

          Traitez l’un des deux sujets au choix.

        1-  Résumé :   Résumez le texte au quart de sa longueur  sans recopier des phrases entières du texte.

 2-      Production écrite :     Selon ce que vous avez étudié en histoire, rédigez en une vingtaine de lignes  un texte dans lequel vous parlerez des conditions sociales et économiques des Algériens à l’époque coloniale.

 

بالتوفيق في شهادة البكالوريا

لدورة جوان

2008